Bon! allez savoir pourquoi on s’est inscrit sur cette course?Première édition pour cette épreuve qui n’aura attiré que fort peu de monde puisqu’ à peine soixante dix arrivants!!!mais peu nous importe car la délégation draveilloise comportera pas moins de 9 inscrits…et pas des bras cassés!!!
En guests nous avions Lolo Bastard, Nono Chambon, Bebert Monville, Benoit Fredureau, Christophe Verla, David Anglister,Alain Couterot, Jean-Marc Franchi et Bibi. Tout les “comiques troupiers” du club réunis sur une course avec une obsession en tête: taper son prochain!!! on s’adore,mais si on peut se niquer on le fait. Et moi des mecs à mettre sur ma carlingue j’en avais deux-trois en pointe de mire: Nono, Lolo et Jean-Marc pour ne pas les citer.
Peu ou pas de pression quand même entre nous,sauf peut-être un peu pour notre Bébert national pour qui c’était le premier longue distance. Le peu d’inscrits promettait un départ sans baston et c’était déjà ça de gagné. En fait le seul stress c’est moi qui me le procurerais, puisqu’ à la remise des dossards, je m’aperçois que j’ai oublié ma licence à Paris!!! On monte les spads. Je me suis laissé dire que le parcours était relativement plat;Jean-Marc m’aura quand même averti la veille et conseillé de prendre une 12×25…mais ça ne m’aura même pas mis la puce à l’oreille…et je vais m’en mordre les doigts. J’ai prévu une config aéro et les Xentis TT. Ahhh Il est beau mon vélo avec son guidon chrono et ses grosses roues…On aperçoit le team Beaunes Monot Triathlon avec deux connaissances de choix puisque Benoit Augueux et Romuald Lepers sont parmi les inscrits!!!
Soirée entre copains,on inscrits les pronostics sur un petit carnet et nous voilà déjà sur la route du départ.
Comme d’hab j’ai mal dormi. Vision tristounette du parc à vélo…On ne risque pas de perdre son vélo ,ça c’est sur!!!on se retrouve sur le ponton du départ,il fait beau…je vais casser la baraque!!!
La natation se passe sans problèmes(1h13) particuliers; quelques centaines de mettre en contre-courant, mais rien de bien grave; Je me vautre à la sortie natation(c’est une habitude chez moi),transition molle(6:18) et départ vélo.
J’ai rien dans la sac!!!putain de merde j’ai pas commencé que j’ai rien dans le calbute…rien de rien!!! et du vent de face avec un paysage à pleurer puisqu’on traverse une zone industrielle!!! viennent ensuite une route pavée comme à Roubaix que nous devons passer quasiment à l’arrêt…ça pue pour moi que je me dis…et la suite va me donner raison,car à part une section relativement roulante, le parcours ne se compose que de route de campagne pleine de trous,d’ornières et toujours en cote. Les jambes sont toujours en prise et ne se repose jamais…un calvaire!!!
Lolo me rattrape rapidement et me mets un vent que je qualifierais de honteux; je lui baragouine un ou deux mots mais il est déjà loin et disparait à l’horizon. On va faire un petit bilan histoire de passer le temps(vu que j’ai que ça à foutre): Bebert,Nono,Jean-Marc et Lolo sont devant. Je suis seul dans la Pampa(60 cyclistes sur 180kms),avec encore 140 kms à parcourir et des jambes en guimauve…tout va bien!!! je mets le cortex en position”OFF” et me fade le restant comme je peux. Heureusement que Les Filles sont là;je les retrouve au ravitos perso et elles viendront m’encourager sur la route, ça fait toujours du bien de les voir et de les entendre. Le soleil tape dur et la fin du vélo et interminable. Comme le parcours se composent de plusieurs boucles identiques,à peine on en termine une qu’on sait déjà à quoi s’attendre pour la suivante. Bref, le retour se passe comme je peux, avec un résultat calamiteux(6h27) autant qu’à Lanzarote (c’est peu dire)…et maintenant faut courir!!!
Je me dis que si c’est dur pour moi ça doit l’être aussi pour mes compères, mais comme je ne sais absolument pas ou il sont je suis dans l’expectative. Je rattrape Jean-Marc et lis dans son regard que c’est pas non plus un grand jour pour lui. Il m’avoue que le Kueen-K l’a fait souffrir et je le comprend parfaitement. Je l’encourage et me dis que finalement je ne suis pas le seul à souffrir. Le parcours pédestre est très difficile avec une succession de raidillons, d’escaliers, de cotes, de descentes, de trottoirs et de routes pavées. Seul réconfort: les bénévoles d’une gentillesse rare et au petit soin. Je croise Nono et Bébert qui sont en train de s’artiller comme deux beaux diables…à ma plus grande déconvenue. Reste Lolo que je n’ai pas encore calculé. Deuxième tour identique, je sers les dents pour rester à 10 km/h. Je vois Jean-Marc assis sur le bas coté…il a abandonné et je suis déçu pour lui. C’est dommage car le parcours est magnifique, mais la partie vélo nous a trop entamé.
Je croise Lolo et son style me conforte dans mon idée: je ne le rattraperais pas. Sa foulée est aussi légère que la mienne est lourde. C’est pas grave je me contente de finir et basta!!! mais si je pouvais taper Bebert et Nono ça me laisserais moins sur ma faim…je les aurais à l’usure…et c’est ce qui va se passer. Je récupère Bebert à l’agonie au troisième tour et Nono au dernier ravito du quatrième passage. Je lui fais le coup de gars en forme, place une mine sur 200m (histoire de le décourager) et sur son conseil de ne pas l’attendre(chose que je ne comptais pas faire de tout manière) je termine enfin cette course en 11h58…2′ devant lui!!!
Mais que ça à été dur. Lolo devant en 11h34, j ‘attends Nono et l’embrasse comme du bon pain à l’arrivée. Viendront ensuite Bebert en 12h13, Benoit en 13h01, Christophe en 13h52, David en 14h06, Alain en 15h48!!!
Le lendemain, nous allons à la remise des prix et à ma grande surprise je suis appelé sur le podium en tant que second dans mon groupe d’age…et deuxième bonne surprise, c’est mon pote de Beaune Monnot tri, Bruno Promonet, qui fait premier!!! Je suis aux anges et le peu d’inscrits sur la course me donne l’occasion de monter sur un podium,que je dédierais en mon for intérieur, à tous les copains qui auront partager avec moi les difficultés de cette course…souvenirs inoubliables
On ne pouvait pas se quitter ainsi; c’est bon pied bon œil que nous irons visiter une cave à Mercurey avec dégustation à l’appui, et c’est franchement dans la bonne humeur que nous nous séparerons. Belle course difficile,bonne ambiance,région superbe : une étape obligée pour ceux qui veulent retrouver les ambiances originelles…
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